La fin de l'exploitation

La fin de l'exploitation

              Si durant les 30 premières années qui ont suivi la création le trafic n'a cessé de progresser, il a commencé à chuter à partir de la fin des années 50 avant de s'effondrer suite à la construction de la route concurrente entre Luchon et Superbagnères.

                La fermeture du chemin de fer à crémaillère est ordonnée le 1er Février 1966, par courrier à la direction de Luchon. Le 4 février, le chemin de fer est fermé aux voyageurs.

                Le mercredi 14 Décembre 1966, a lieu la dernière circulation du chemin de fer en exploitation. Toute l'année des trains avaient continué à circuler normalement, bien que le public ne puisse pas accéder à l'exploitation. Mi Août, le personnel titulaire avait reçu un courrier portant reclassement du personnel ou mise en retraite anticipée. Le 14 Décembre 66, à 16 heures 30 minutes, le chef de gare CHM décroche le combiné du téléphone qui  relie la gare de Luchon à la centrale EDF de Mousquères, et donne l'ordre " METTEZ HORS TENSION DEPART LIGNE DE CHEMIN DE FER ", il rédige la classique note de fin de service et referme son registre qu'il ne rouvrira plus, les circulations sont définitivement suspendues sur la ligne.

                Six ans plus tard, au matin du mardi 11 avril 1972, de puissants engins de levage et de transport de la société Buzzichelli font leur entrée dans Luchon, le matériel de la Crémaillère vit ses dernières heures Luchonnaise.
La ligne de contact est remise sous tension. Les ultimes manœuvres ont lieu en gare de Luchon. Avec comme titulaire du roulement, le chef conducteur électricien André LEYMARIE, la dernière motrice ayant circulé, la n°5, sort de la gare de Luchon. Elle porte sur sa face avant, tracée en grandes lettres capitales à la peinture blanche l'inscription : " dernier voyage " que l'équipe de conduite a pris la décision de peindre. 

              Les aiguilles de la gare sont manœuvrées, la motrice redescend du haut de la gare, s'avance sur la voie de l'hôtel des postes et se place sur le pont tournant. Une ultime photo est prise pour immortaliser l'évènement. Le pont est manœuvré, les deux conducteurs descendent de leur machine.

              Enfin, les palonniers sont fixés sous la caisse et sur le toit, la machine est soulevée des rails Luchonnais qu'elle ne retrouvera jamais, puis elle est placée sur le semi- remorque qui va la transporter jusqu'à son nouveau dépôt de la Rhûne.

              La voie sera déposée quelques semaines plus tard. Une page glorieuse de l'histoire de Luchon vient de se tourner. 





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